Si les lensois étaient spécialistes des tirs non cadrés, ceux qui engendraient souvent peu de buts pour le Racing et donc peu de victoires, il faut dire que depuis quelques matchs le Racing Club de Lens arrive de plus en plus à cadrer.
Alors que sous l'ère Guy Roux (bien triste il faut dire), le pourcentage de tirs cadrés était très faible voire très faible avec seulement 48,1 % de tirs cadrés (25 tirs cadrés sur les 52 tirs effectués). Les résultats en ont empâtis puisque Lens n'a gagné aucun match sous l'ère Guy Roux en Ligue 1avec seulement 2 petits nuls et 2 défaites.
Même si avec Jean-Pierre Papin le beau jeu bien léché n'est pas toujours au rendez-vous, il faut dire que l'efficacité a souvent été au rendez-vous. Auteur de prestations parfois très piètres du Racing notamment face à Toulouse ou encore Lille en Coupe de la Ligue, il faut tout de même remarquer que le cadrage des tirs n'est pas sans rapport avec l'arrivée de Jean-Pierre Papin, goléador reconnu de la Ligue 1 durant les années 90 et qui fait travailler ses attaquants énormément devant le but à l'entraînement. Son arrivée a mis en avant une nouvelle ère d'efficacité devant le but mais aussi un tout nouvel été d'esprit de solidarité qui fait que Lens redevient petit à petit compétitif. L'après Guy Roux c'est 56 % de tirs cadrés (24 tirs cadrés sur les 43 tirs effectués). Plus que les tirs cadrés avec JPP, c'est que le Racing obtient des résultats : en Ligue 1 ce pourcentage de tirs cadrés a permis au Racing de gagner à deux reprises pour 1 nul et 2 défaites.
Trouver le cadre, c'est déjà mettre en danger l'équipe adverse puisque le gardien adverse est obligé de rester encore plus attentif au tirs des lensois et en ce sens cadrer c'est aussi la légitimité du renouveau lensois tant dans les résultats, le jeu, la solidarité et la pérennité du club. Cadrer c'est s'assurer de mettre en danger toute une équipe adverse, au contraire ne pas cadrer c'est considérer un non-match du Racing et donc une bien moindre chance de gagner un match et donc de glaner des points.
Et comme le dit Maradona : "Arriver dans la surface et ne pas pouvoir tirer au but, c'est comme danser avec sa soeur". Les lensois sont prévenus...
